Amazon prime video : le 4k se paie désormais le prix fort

La firme de Jeff Bezos enfonce le poignard : Prime Video Ultra, le nouveau nom de son offre sans publicité, arrive avec une augmentation de 66% du prix et une restriction d'accès au 4K réservée aux abonnés les plus fidèles. Un coup de maître cynique qui transforme un avantage autrefois gratuit en un luxe payant.

Le 4k, un privilège pour les plus riches

Le 4k, un privilège pour les plus riches

Exit le 4K accessible à tous. Avec l'arrivée de Prime Video Ultra, ce dernier est désormais réservé à ceux qui acceptent de débourser un supplément conséquent. Les abonnés à l'offre de base, eux, se retrouvent rétrogradés au 1080p, un véritable retour en arrière pour les amateurs de qualité d'image. La manœuvre est d'une audace certaine, surtout quand on considère que la qualité 4K était jusqu'à présent un argument de vente pour l'offre standard.

L'augmentation de prix, passée de 2,99 à 4,99 dollars par mois aux États-Unis (et imminente en France, soyons réalistes), s'ajoute au coût de l'abonnement Prime, qui s'élève déjà à 49,90 euros par an, soit 4,99 euros par mois. Un total qui commence à peser lourd dans le budget des consommateurs, surtout quand on sait que d'autres plateformes de streaming multiplient également les augmentations.

L'excuse d'Amazon ? Investissements considérables pour un service sans publicité et des “fonctions premium”. Une justification bateau, qui ressemble à une litanie que nous entendons trop souvent. Car derrière ce discours se cache une réalité bien plus simple : la plateforme cherche à rentabiliser ses productions coûteuses, comme Les Anneaux de Pouvoir ou la récente Tomb Raider, et à compenser la perte de revenus due à la disparition progressive du format physique.

Ce qui est particulièrement irritant, c'est le caractère arbitraire de ces augmentations. Les plateformes, après avoir décimé le marché du DVD et du Blu-ray, se refusent de plus en plus à licencier leurs séries à d'autres chaînes, créant ainsi un monopole et forçant les consommateurs à s'abonner à plusieurs services pour ne rien manquer. Une stratégie prédatrice qui ne peut que se retourner contre elles à terme.

Les quelques améliorations promises avec Prime Video Ultra – cinq flux simultanés au lieu de trois et 100 téléchargements au lieu de 25 – sont dérisoires face à la perte du 4K. Il semble que l'on assiste à une nouvelle étape dans la course à la rentabilité des plateformes de streaming, au détriment de la satisfaction des utilisateurs. Une course effrénée qui risque de les pousser à se désabonner en masse.

Le retour du Blu-ray 4K Ultra HD, dont les ventes augmentent de 12% en 2025, témoigne d'une soif insatiable de qualité d'image. Les consommateurs, lassés des stratégies dilatoires des plateformes, se tournent vers des supports physiques qui garantissent une expérience visuelle optimale. Une tendance que la direction d'Amazon devra prendre en compte avant de continuer à gonfler artificiellement le prix de ses abonnements.