La chine prend la tête de la course au 6g : l'europe en retard

Les réseaux 3G disparaissent, mais la prochaine génération de connectivité arrive plus vite que prévu. Alors que les opérateurs se préparent à cette transition, la Chine a déjà une longueur d'avance, posant de sérieux défis à l'Union européenne.

Le 6g, une course que la chine mène en pole position

Le 6g, une course que la chine mène en pole position

La transition vers le 6G s'accélère. Si le 5G est en cours de déploiement depuis 2018, Pékin travaille déjà sur la prochaine génération, une avancée qui surprend les observateurs. L'objectif n'est pas seulement d'améliorer la vitesse de téléchargement ou l'expérience des jeux en ligne. La Chine perçoit le 6G comme un atout stratégique majeur pour son autonomie numérique et sa domination dans le domaine des télécommunications.

Le 14e Plan quinquennal chinois, qui s'étend de 2021 à 2025, place la souveraineté numérique au cœur des priorités. Le développement de technologies comme le 6G, ainsi que l'autosuffisance en semi-conducteurs, sont des objectifs clairs. Huawei avait même testé en interne le 6G dès 2019, prévoyant un déploiement massif à la fin de la décennie – un calendrier qui pourrait être avancé.

La Chine a franchi des étapes significatives : lancement du premier satellite 6G en 2020 et premières démonstrations de transferts de données à 1 téraoctet par seconde en 2022. Les tests militaires ont débuté l'année suivante. Un avantage considérable par rapport à l'Europe, où la suppression des réseaux 2G et 3G n'en est qu'à ses débuts.

Les opérateurs européens, quant à eux, se concentrent sur l'optimisation du 5G, dont les débits atteignent actuellement environ 1 Gbps, loin des promesses de plus de 100 Gbps et d'une latence inférieure à un milliseconde avancées par la Chine pour le 6G. La capacité du 6G à s'appuyer sur l'infrastructure 5G existante pourrait réduire les coûts, mais l'écart technologique reste préoccupant.

La Chine n'est pas du genre à dissimuler ses ambitions. Son investissement massif dans la recherche et le développement du 6G témoigne de sa volonté de définir les standards futurs. Et si l'Europe tente de rattraper son retard, il est clair que la course à la prochaine génération de connectivité est déjà largement remportée.

La question n'est plus de savoir si le 6G arrivera, mais de savoir qui en sera le véritable maître d'œuvre. La réponse, pour l'instant, pointe vers Pékin.