Les marchés bondissent : l'espoir d'un cessez-le-feu en iran relance les investisseurs
Les bolsas asiatiques ont enregistré leur plus forte hausse en un an, avec un rebond de 4,4 %, alimentées par un optimisme ressurgissant quant à la fin du conflit en Iran. Ce mouvement s'inscrit dans la foulée d'un mois de mars particulièrement difficile pour les marchés, qui ont vu leurs pertes s'estomper.
Le pétrole et les actions technologiques tirés par l'espoir d'une résolution
Le sentiment positif, renforcé par les déclarations du président américain Donald Trump évoquant un cessez-le-feu dans les deux à trois semaines, a propulsé les marchés à la hausse. Les actions technologiques asiatiques ont particulièrement bénéficié de cette vague d'optimisme, avec un indice sectoriel qui a progressé de 7 %, les fabricants de puces comme Samsung et SK Hynix enregistrant des gains significatifs, parfois supérieurs à 10 %.
Cette dynamique s'est étendue à l'ensemble du marché, avec neuf actions gagnantes pour chaque action perdante sur l'indice MSCI Asia Pacific. L'indice MSCI Inc. a même relevé la notation des actions grecques au statut de marché développé, un signal positif pour la reprise économique du pays.
Cependant, l'incertitude persiste. Les tensions autour du détroit d'Ormuz continuent de peser sur les esprits. Si la résolution du conflit est envisagée, les craintes d'interruption des voies maritimes restent vives. Une troisième flotte de porte-avions américaine s'est dirigée vers le Moyen-Orient, alors que les États-Unis ont déployé des troupes supplémentaires dans la région, alimentant les spéculations sur une possible escalade.
Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a confirmé la volonté de son pays de mettre fin à la guerre, à condition que des garanties soient apportées pour éviter une répétition de l'agression. « L'Iran a la volonté nécessaire pour mettre fin à cette guerre », a-t-il déclaré lors d'un appel avec le président du Conseil européen, António Costa.
Les marchés ont réagi à cette nouvelle, mais certains observateurs restent prudents. « Bien que les actions et les obligations rebondissent grâce à un nouvel optimisme quant à la fin de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, les actifs risqués asiatiques sont confrontés à la possibilité d'une performance inférieure à la moyenne à long terme, compte tenu de la probabilité d'une restriction du détroit d'Ormuz, au mieux à moyen terme », souligne Garfield Reynolds, chef d'équipe de MLIV chez Bloomberg.
La situation énergétique reste volatile. Le prix du pétrole a légèrement rebondi, le Brent se situant autour de 105 dollars le baril. La situation est d'autant plus incertaine que les messages contradictoires concernant le détroit d'Ormuz persistent. Les États-Unis ont encouragé d'autres nations à prendre le contrôle du détroit, exprimant leur frustration face à l'absence de résolution du conflit, qui dure depuis un mois et dont les prix du pétrole et du gaz continuent d'impacter les marchés.
Les marchés européens, eux aussi, se montrent vigilants. L'euro a progressé de 0,1 % face au dollar, tandis que le yen japonais a maintenu son niveau, autour de 158,82 yens pour un dollar. Le dollar, quant à lui, a subi une légère baisse après avoir servi de refuge pendant la période de tensions. Les rendements des bons du Trésor américain ont continué de baisser, atteignant 4,29 % pour le titre à 10 ans.
Le Bitcoin, quant à lui, est resté stable autour de 68 205,74 dollars, tandis que l'Ether a gagné 0,1 % pour se situer à 2 109,11 dollars. Le prix de l'or au comptant a progressé de 0,2 % pour atteindre 4 675,56 dollars l'once.
Alors que les perspectives d'une résolution du conflit se précisent, le marché attend avec attention les prochaines étapes. Le temps presse, et la stabilité économique mondiale en dépend.