Meta: l'ia coûte cher, les résultats déçoivent
Le marché est glacial face à l'ambition démesurée de Meta en matière d'intelligenceartificielle. La première semaine de trading post-Wall Street a été un moment de vérité, et elle s'est soldée par une chute spectaculaire de 6%.
Un investissement colossal, un retournement de situation
L'entreprise de Mark Zuckerberg, qui s'est lancé dans une course à la construction de systèmes d'IA de pointe, a annoncé un budget de capital colossal pour l’ensemble de l’année : entre 125 milliards et 145 milliards de dollars. Une somme qui dépasse largement les prévisions des analystes, représentant une augmentation de 7,4% par rapport aux estimations précédentes.
Selon Susan Li, directrice financière de Meta, cette explosion des dépenses est due à une augmentation des prix des composants et à des coûts supplémentaires dans les centres de données. Un revers de fortune, d'autant plus que l'entreprise avait déjà anticipé une flambée des prix des puces mémoire grâce à des accords avec Nvidia, AMD et Broadcom.

Des coupes massives pour rassurer les investisseurs
Face à cette situation, Meta a pris des mesures drastiques : des licenciements massifs, annoncés par un simple memorandum interne, et la décision de ne pas pourvoir à 6000 postes vacants. Ces suppressions d’emplois, estimées à 3 milliards de dollars d'économies annuelles selon Evercore ISI, visent à optimiser l'entreprise et à compenser ces investissements vertigineux dans l'IA.

La publicité, un rempart dans la tempête
Malgré ces difficultés, Meta affiche des résultats positifs en termes de bénéfices nets, atteignant 26,773 milliards de dollars, soit une hausse de 61% sur un an. Cette performance est principalement due à la publicité générée par ses applications de réseaux sociaux, qui ont dépassé les prévisions du marché.
Un coup dur de bruxelles
L’ambiance n'est pas au beau fixe non plus. La Commission Européenne accuse Meta de ne pas protéger efficacement les mineurs sur Facebook et Instagram, une violation des règles numériques européennes.
La chine brise les négociations
Enfin, quelques jours plus tôt, la Chine avait bloqué l'acquisition de la startup d'IA Manus, une décision inattendue qui mettait en cause la confidentialité des technologies avancées. Ce revirement souligne la sensibilité géopolitique de l'IA et les défis auxquels Meta est confrontée, et l'importance stratégique des talents et des technologies en Chine.
La situation est claire : Meta mise tout sur l'IA, mais le marché semble peu convaincu. Pour l'instant, l'entreprise se bat pour maintenir la confiance des investisseurs, en réduisant ses coûts et en explorant de nouveaux marchés.