Samaipata iii: l'ia au cœur d'une nouvelle vague d'investissements européens
José del Barrio et Eduardo Díez-Hochleitner, les fondateurs de Samaipata, préparent le terrain pour une décennie d'opportunités inédites. Leur troisième fonds, doté de 110 millions d'euros (pouvant atteindre 150 millions), s'est officiellement lancé, ciblant les startups européennes qui façonnent l'avenir de l'intelligence artificielle. Un pari audacieux, mais qui s'appuie sur un passé riche en succès.
Un coup de pouce de l'état espagnol
L'entrée en scène du fonds Samaipata III Capital F.C.R. a été officialisée après l'approbation du gouvernement espagnol, via la Sepi Digital (SETT), qui injecte 35 millions d'euros, soit environ un tiers du capital total. Ce soutien public témoigne de la reconnaissance croissante de l'importance stratégique de l'IA pour l'économie européenne. L'opération, enregistrée auprès de la CNMV depuis fin 2024, marque une étape cruciale dans la consolidation de Samaipata comme acteur majeur du capital-risque.

L'ia, moteur de croissance pour les startups européennes
Si les fonds précédents de Samaipata se concentraient sur des entreprises digitales “escalables”, le nouveau chapitre est résolument tourné vers l'intelligence artificielle. Selon José del Barrio, l'IA offre une “capacité de développement” sans précédent aux équipes réduites, accélérant leur croissance et ouvrant la voie à de nouvelles entreprises à vocation mondiale. Le fondateur de Samaipata souligne que la décennie passée a été “extraordinaire”, mais que ce n'était que le début. L'arrivée de l'IA, estime-t-il, va amplifier le potentiel des fondateurs et transformer radicalement le paysage technologique européen.

Un ticket moyen attractif et des rendements prometteurs
Avec un objectif de 25 à 30 investissements, le ticket moyen s'élève à environ 3,6 millions d'euros, une somme substantielle mais réaliste pour soutenir la croissance des startups en phase initiale. La structure des commissions, avec une commission annuelle de 2% et un “carried interest” de 20% sur les plus-values (sous condition d'un rendement minimum de 30% pour les co-investisseurs), est conçue pour aligner les intérêts de la société de gestion et de ses partenaires financiers. L'historique de Samaipata, qui a déjà investi dans 44 startups européennes et obtenu des rendements significatifs grâce à des sorties réussies (comme Deporvillage et FoodChéri), témoigne de sa capacité à identifier et à accompagner les entreprises à fort potentiel.
L'expertise de Samaipata, combinée à l'appui financier de l'État, pourrait bien catalyser une nouvelle vague d'innovation en intelligence artificielle en Europe. L'enjeu est de taille : la compétitivité de l'Europe face aux géants technologiques américains et chinois.
