Telegram, un terrain d'entente pour les cybercriminels
La plateforme de messagerie instantanée Telegram est en plein feu croisé avec le gouvernement espagnol. Pavel Durov, PDG et fondateur de la plateforme, a déjà menacé de quitter le pays en raison de la pression réglementaire. Mais ce n'est pas le seul problème qui mine Telegram. Une nouvelle enquête de la firme de sécurité Check Point Software révèle que, malgré les efforts de modulation augmentés, l'application continue de servir de terrain d'entente pour les cybercriminels.

Les cierres quotidiens de telegram atteignent des records, mais les groupes criminels persistent
Les cierres quotidiens de canaux illicites sur Telegram ont atteint 500 000, un record historique. Cependant, selon Check Point, le 20% de ces canaux fermés avaient des liens avec des activités de vol de cartes de crédit, de vente de données personnelles et de services de hacking illégaux.
Les experts en sécurité estiment que ces efforts de modulation ont augmenté la frictions opérationnelle mais n'ont pas réussi à éradiquer la présence des cybercriminels, qui démontrent une capacité d'adaptation supérieure à celle de réaction des plateformes.
En trois mois, l'équipe de gestion d'exposition de Check Point a comptabilisé plus de 3 millions de liens d'invitation à Telegram partagés dans des environnements clandestins, contre moins de 6% sur Discord et une activité insignifiante sur d'autres plateformes comme Signal, SimpleX ou Matrix.
